mercredi 1 avril 2015

Chile


     Le 20 mars, pas du tout prévu au programme nous partons pour le Chili !!! Au moment de passer la frontière, le chauffeur nous demande si nous n’avons, non pas de drogues ou d’armes, mais des fruits sur nous ! Le Chili vit uniquement par l’agriculture donc importer des fruits d’un autre pays peut être passible d’une amende. Lors du passage des sacs au scanner, les sacs de Célia et Charlotte sont mis de côté pour être fouillés. C’est alors stressées que nous ouvrons chaque poche en s’imaginant devoir poser une banane au sol sous la menace des douaniers !! Ouf il ne nous reste qu’une boîte de thon !
Arrivées à Santiago de Chile, nous passons l’après-midi dans un centre commercial en attendant qu’Alexis (notre nouveau couchsurfer) sorte du travail. Une fois de plus nous avons la surprise d’être accueillies dans un superbe appart au 21ème étage avec vue magnifique sur Santiago et ses montagnes. Alexis est super sympa.


Nous passons la soirée avec lui et un de ses amis à écouter les classiques chiliens et les musiques paillardes du sud de la France. Nous nous prenons un gros fou rire quand nous essayons de faire dire à son ami « Les chaussettes de l’archiduchesse » ! Dommage qu’on ne puisse pas vous montrer la vidéo mais pour vous donner une idée, ça a donné : « les tchussets de l’artchi dutchesse sont-elles tchesses u artchi tchetches ! » Nous allons nous coucher Charlotte et moi sur un mini clic-clac et Célia sur une couverture au sol ! Croyez-le ou non, nous avons bien dormies !

     Le 21 mars, nous faisons un walking tour dans Santiago avec « Tour4tips ». Nous allons dans les trois marchés principaux de la ville : le Mercado Central où nous voyons (et sentons) toutes sortes de poissons et fruits de mer dont des moules géantes. 


Puis, nous continuons au Mercado La Vega où les chiliens sont là à 4h du matin pour commencer à préparer le petit-déjeuner des travailleurs. 

On y vend de la viande et des fruits et légumes à profusion ! Le marché est en quelques sortes séparé en deux, le côté chilien et celui des péruviens qui sont très nombreux à vivre à Santiago.

Au passage, le guide nous fait goûter à un beignet frit avec de la sauce piquante. Ça n’a pas vraiment de goût et en plus la sauce piquante nous anesthésie.


Ensuite, nous prenons le métro pour aller au cimetière de la ville, sa superficie équivaut à 16 terrains de foot. Les pauvres sont d’un côté et les classes moyennes et pauvres de l’autre. Pour ses derniers, nous sommes choquées de voir qu’afin de pouvoir rentrer 3 personnes dans un caveau, ils les rouvrent au bout de 5 ans afin de transférer les corps dans un cercueil plus petit. A l’opposé, les riches se font la compétition du caveau le plus impressionnant, cela passe du temple Aztèque, à la pyramide ou à « l’Apple store » comme dit notre guide ! Étonnant mais pour nous la visite touristique des cimetières reste bizarre. 


Nous finissons le tour au bar d’en face pour goûter avec le groupe la boisson typique : le « Terremoto » (tremblement de terre), un mélange de vin blanc, grenadine et glace ananas. Selon notre guide personne n’en boit plus de 3 : le 1er est le tremblement de terre, le 2ème la réplique et le 3ème le tsunami !
Avant de rentrer à l’appartement, nous retournons au marché pour goûter à deux spécialités d’ici, le « Ceviche » (un mélange de poissons crus assaisonnés) et le « pastel de Choclo » (un gratin de purée de maïs avec une couche de viande de bœuf et de poulet en dessous). A la base très bon mais ceux que nous avons achetés au marché sont étonnamment dégueulasses ! 
Nous rentrons pour aller à la piscine mais le soleil ne fera une apparition entre les deux immeubles que 2 minutes. Nous montons alors nous préparer pour une soirée sushi avec des amis d’Alexis. Nous avons du mal à comprendre tout ce qu’ils disent avec leur accent mais pour la première fois Célia et moi adorons les sushi !


Nous sortons ensuite avec eux en boite. On boit du Terremoto, mais un seul suffit. Ils passent de la musique typique du Chili, c’est sympa mais on se lasse vite quand on est les seules à ne pas connaitre les paroles.

     Le 22 mars, nous partons pour Valparaiso où nous sommes sensées rejoindre Marie, française rencontrée la veille au walking tour. Ça nous rassure, il n’y a pas que nous qui faisons des boulettes : ce matin elle a pris un taxi pour nous rejoindre à la gare, mais c’est en parlant avec le conducteur qu’elle se rend compte qu’il n’est pas 7 heures comme elle le croyait mais 3 heures du matin, son portable était toujours à l’heure française! Elle arrive quand même à nous rejoindre à Valparaiso, où nous faisons un autre walking tour. Nous avons traversé tout le chili en largeur en 1h30 et nous sommes maintenant au bord de la mer. Malheureusement nous ne pourrons pas en profiter car il ne fait pas beau. La ville est jolie et a deux particularités : la première est, qu’afin d’éviter l’usure des maisons par l’air marin, celles-ci sont recouvertes de taules peintes avec les restes de peintures de bateau. La seconde est que, lassé par les nombreux tags présents sur les murs de la ville, le Maire a autorisé des artistes à peindre les façades avec l’accord des propriétaires.



Après s’être restaurées, nous allons à la maison de Pablo Neruda, célèbre poète du Chili. Nous avons chacune un guide audio qui nous décrit chaque pièce de la maison. Sa maison est atypique, Pablo Neruda collectionnait de nombreux objets et la vue sur Valparaiso et le port est magnifique !
Nous rentrons en fin de journée à Santiago et allons vite nous coucher car demain nous nous levons tôt !

      Le 23 mars, nous partons au Parque El Morado de bonne heure. Nous allons prendre un premier bus (2 minutes de plus et on le loupait !) qui nous amène jusqu’à San Jose de Maipù. De là, le chauffeur nous dit qu’il n’y a aucun bus jusqu’à Baños Morales et que nous devons faire du « dedo » (du stop) avec les camions qui travaillent sur un chantier à côté !
Nous montons dans un premier camion, le monsieur est très gentil et nous dépose quelques kilomètres plus haut après avoir fait un selfie avec nous ! Il arrête toutes les voitures et tous les camions pour nous trouver un autre véhicule pour la suite du trajet ! Une voiture nous amène un peu plus haut, cette fois c’est le chef de chantier ! Au bord de la route et alors que nous attendons qu’un camion passe, nous en profitons pour faire une pause pipi dans les WC des ouvriers ! C’est une première !! Nous finissons par monter dans un autre camion qui nous amène à destination.

Décidément on aime vivre dangereusement...

Nous marchons jusqu’au village de Baños Morales et alors que nous avons hâte de voir les thermes, nous avons la surprise de constater qu’elles sont fermées tous les lundis !! Un seul restaurant est ouvert et ils nous expliquent que cette fermeture date du début d’année 2015 et qu’ils ne l’ont encore indiqué nulle part ! L’absence de bus aurait dû nous mettre la puce à l’oreille… Mais nous sommes têtues !!

Nous commençons notre randonnée de 4 heures, dans notre malheur nous avons au moins la chance d’être seules dans le parc ! Sur la route nous nous arrêtons à une source d’eau riche en fer et minéraux, nous décidons de la goûter ! On le regrette aussitôt, l’eau est pétillante et c’est comme avaler une ampoule d’oligo-éléments !


Nous reprenons notre route, avec la vue sur le glacier San Francisco. On en profite d’être seules pour chanter en "quinconce" (comprenez en canon), nous passons de « Elle descend de la montagne à cheval » à « Hakuna Matata » (l’altitude doit avoir des effets sur nous…) jusqu’à ce que l’on se fasse surprendre par 4 autres touristes !!
On arrive jusqu’à la Laguna Morales, la vue est superbe avec le glacier en fond mais il est temps de faire demi-tour ! Les 14km nous ont épuisées, nous rentrons avec l’unique bus retour.


     Le 24 mars, nous rentrons à Mendoza en Argentine et préparons la suite du voyage !

Musique d'un groupe Porto ricain que nous avons entendu souvent Calle 13 - Por ti


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