dimanche 14 juin 2015

Isla Amantani et le Canyon del Colca

    Le 23 mai, arrivées à Puno, nous sommes déçues de la ville. Les maisons sont à moitié construites et les rues ne sont pas belles. Pas de vue sur le lac comme à Copacabana mais nous n'avons pas vraiment prévu de visiter la ville alors ce n'est pas grave. 


Aujourd'hui, nous partons pour Chucuito, au Temple de la Fertilité. Nous avons vu son existence sur le Lonely Planet et comme notre horloge biologique tourne (oui oui nous nous en soucions), nous avons décidées d'aller y faire un tour! Cela consiste en un champ avec au milieu un temple en ruine (soit 3 murs et demi) et en son centre des statues de pénis. Les guides racontent aux touristes que pour accroître leur fertilité les femmes doivent s'asseoir sur les pénis. Nous savons que ce n'est pas vrai mais pour mettre toutes les chances de notre côté nous le faisons quand même! Comme vous vous en doutez, cela nous a bien fait rire!!


     Le 24 mai, nous partons en tour organisé pour l'île flottante d'Uros, une parmi 98 et sur laquelle vivent 17 personnes. On nous explique comment sont formées les îles : il s'agit d'un mètre de racines et un mètre de roseaux entrecroisés.


L'île bouge avec les vaguelettes, cela donne une impression étrange. Il y a 4 petites maisons en roseaux et une en construction, les habitants se nourrissent de la chasse, pêche (et tradition). La visite est très touristique et les femmes, en costume traditionnel, entament même une petite chanson en quechua, espagnol et anglais! 
Ensuite, nous rejoignons l'île Amantani où chaque groupe de touristes est accueilli par une famille locale (on se sent de retour en 5ème pour notre voyage scolaire en Angleterre avec le stress de savoir qui va être notre hôte!). Nous serons logées chez la mama Sylvia mais c'est la petite Ruth (8 ans) qui vient nous récupérer. Elle nous conduit chez elle et là surprise : la maison est très jolie!
Comme c'est le week-end de Pentecôtes, les parents sont en train de faire la fête du coup en attendant de déjeuner nous faisons la connaissance de Pancho, un petit mouton roux (que nous pensions être une brebis et avions surnommé Chouquette). 


On mange enfin le repas préparé par la voisine : soupe de quinoa, en plat différentes sortes de pommes de terre avec du fromage et des fèves et en dessert un maté de Muña (menthe andine). Tout est très bon mais copieux. 


On se repose puis on part faire une balade pour aller voir le temple Pachamama et Pachatata et voir le coucher de soleil. La montée est rude donc on monte en zigzag, c'est plus simple! Arrivées en haut, selon la tradition, on fait trois fois le tour du temple dans le sens contraire des aiguilles d'une montre et déposons trois petits cailloux: un pour la santé, un pour l'argent et un pour l'amour!


On redescend ensuite au village où les habitants font la fête pour Pentecôtes, ils sont tous bourrés!
On retourne chez la famille pour manger et enfiler des costumes traditionnels : gros jupons, ceintures colorées et chemisiers. Nous partons ensuite dans la salle des fêtes où nous retrouvons tous les autres touristes de l'île, tous habillés de la même façon. Un orchestre arrive et nous voilà en train de faire la ronde et la queuleuleu dans toute la salle. On a franchement l'air con mais on rigole bien!



     Le 25 mai, levées 6h30 avec de délicieuses crêpes avant de prendre le bateau pour l'île Taquile ("et pas Tequila" comme nous l'a répété notre guide franchement lourd). 


On visite le village et les boutiques d'artisanat et allons chez des habitants qui nous montrent comment faire du shampoing à partir d'une plante de l'île, ils s'en servent aussi pour nettoyer la laine des moutons. 


Ensuite, ils nous expliquent que les hommes et femmes portent des bonnets ou foulards différents en fonction de leur situation amoureuse (célibataire, en couple, fiancé ou marié), ils ont trouvé mieux que Meetic!! 
Nous avons aussi droit à une démonstration de tissage, mais rien à faire on ne comprend toujours pas comment ils font. Ensuite on mange une soupe de quinoa, de la truite à la plancha et du maté, c'est super bon, tout ça avec une vue sur le lac.

On rentre ensuite à Puno, et préparons notre départ pour demain.

     Le 26 mai, nous nous levons tôt pour prendre le bus et sommes contentes de partir du lac Titicaca ( trop longtemps qu'on était dans les parages). Arrivées à Arequipa, on est agréablement surprises, la ville est très jolie avec ses maisons en pierre blanche et ses petits cafés. La ville est entourée de 3 grands volcans dont El Misti et Chachani représentant Pachapapa (Terre-Père) et Pachamama (Terre-mère). On va se promener et allons manger le goûté dans un bar/boutique de chocolat. 


     Le 27 mai, on a prévu de partir 3 jours dans le Canyon del Colca, on est à la bourre et courons dans le terminal de bus! Mais une fois arrivées devant l'agence, on nous annonce, une fois de plus, qu'il y a une grève des mineurs et qu'on ne peut pas sortir de la ville. On en a marre mais relativisons, on va passer deux jours à profiter de la ville. 

On va alors visiter le musée de Juanita, la fille des glaces.
Petite minute culturelle: c'est une jeune fille inca de 12 ans sacrifiée il y a 600 ans pour les dieux inca et qui a été retrouvée au sommet du volcan Chachani en 1995. Son corps est exposé au musée et est encore intact, tous ses organes le sont aussi, conservés grâce à la glace au sommet du volcan. Les enfants étaient sélectionnés par les incas à l'âge de 3 ans puis grandissaient loin de leur famille, à Cusco dans un centre où ils étaient préparés pour leur sacrifice. Ils n'avaient aucun contact avec leur famille jusqu'à leur mort, où celle-ci était prévenue et leur envoyait des cadeaux, fiers que leurs enfants soient sacrifiés et rejoignent les dieux. S'en suivait un périple de plusieurs semaines jusqu'au volcan où bon nombre d'entre eux mourraient en chemin. Ils leur donnaient ensuite des drogues pour les anesthésier avant de les tuer d'un grand coup sur la tête. Ils étaient ensuite enterrés en position assise (parfois ils leur coupaient les tendons pour qu'ils puissent entrer dans leur trou) et recouverts de tissus et entourés de poteries, considérés comme des objets de valeur. La visite est très intéressante, nous posons pleins de questions!


On va ensuite manger des spécialités dans un bon restaurant, on partage un plateau et on se fait surprendre par un piment farcie que l'on croyait être un poivron !


Durant notre balade dans la ville, il y a des policiers (avec boucliers!) partout, près à intervenir si la manifestation dérape!

     Le 28 mai, le free walking tour étant annulé à cause de la grève, nous faisons un tour en bus (version troisième âge). Nous visitons la ville et ses alentours, intéressant mais pas passionnant.




     Le 29 mai, nous partons enfin pour le Canyon del Colca. Notre premier arrêt est à Cabanaconde après 6h de bus où nous logeons dans l'hostel Pachamama. Les employés sont super sympas et l'un d'eux nous conseille sur les meilleures randonnées dans le Canyon ! Deux minutes après notre arrivée, nous fermons la porte de la chambre (malencontreusement) en laissant la clé à l'intérieur ! On se fait déjà remarquer mais heureusement un employé arrive à ouvrir en passant un bâton par la fenêtre (évidemment la seule chambre dont ils n'ont pas un double de clé...)!
Nous faisons ensuite une petite balade de 30 minutes pour admirer le coucher de soleil sur le Canyon. Trop beau...


     Le 30 mai, après un petit dej de combattantes, nous allons commencer la rando en compagnie de Richard (Australie) et Mario (Pays-Bas). 


Nous entamons 3h de descente dans le Canyon en plein soleil avant d'arriver aux geysers. On manque de perdre Maëlys en route qui gonfle comme un ballon à cause de l'altitude. Arrivées aux geysers, nous nous accordons une petite pause pour mettre les pieds dans l'eau de la rivière en évitant (mais en n'y arrivant pas toujours) les remontées d'eau bouillante!


On se rafraîchit puis repartons pour plus d'une heure de montée pour rejoindre le village de Llahuar. La vue durant notre randonnée est spectaculaire! 
Après cette grosse journée, nous nous relaxons dans les bains chauds. Petite bière avec coucher de soleil (et même une étoile filante), que demander de plus?
20h, nous sommes au lit !!
     Le 31 mai, aujourd'hui nous partons pour 2h30 de montée pour rejoindre les villages de Malata et Coshñirwa où nous faisons une pause et sirotons des smoothies! On repart ensuite pour 1h30 de descente pour rejoindre l'oasis de Sangalle! En arrivant c'est le paradis, hostel avec piscine et en plus nous sommes seuls !
Au programme: bronzette et repos de nos muscles (nous avons déjà mal partout et descendre les marches devient le parcours du combattant)!


Nous allons profiter de l'happy hour du restaurant voisin, il nous en faut peu pour bien rigoler, fatigués de nos journées!

     Le 1er juin, réveil à 4h30 après une mauvaise nuit, nous prenons le petit déjeuner à la bougie et attendons que le jour se lève. La côte est rude et pour éviter le soleil, nous partons le plus tôt possible, à la première lueur du jour !
3200 mètres de dénivelés que nous montons péniblement avant de rejoindre Cabanaconde.  (Le zigzag sur la photo, c'est ce qui nous attend!!)


Nous montons en un temps record (pour nous) soit en 2h30 au lieu de 3h30 et sommes super fières lorsque nous arrivons au sommet (il ne fallait pas 10 minutes de plus !)!! 


On prend un petit dej bien mérité et une douche au Pachamama avant de prendre un bus pour rentrer à Arequipa.
On récupère nos sacs à dos à l'hostel et partons pour Lima : 16h de bus, pour le coup on dort comme des bébés!!

Musique typique du Pérou: Flûte de pan: El condor pasa.

jeudi 28 mai 2015

Notre itinéraire en Bolivie

Voici notre itinéraire en Bolivie et ce que nous en avons pensé !






Bolivie

Nombre de villes visitées
7
Nombre d’heures de bus
Plus de 36 heures
Km parcourus
Plus de 2 232 km

Plats typiques
Papas rellenas, Truites, Soupes de pâtes, Salteñas, Pique Macho, Salchipapa, Hamburgers de Quinoa
Musique
Cumbia Boliviana


Top 10
Uyuni, Senda Verde, Isla del Sol, Copacabana, Tupiza, Sucre, La Paz, Coroico, Potosi


Les + de la Bolivie
Les gens : super gentils, les paysages a coupé le souffle, les prix qui défient toute concurrence, l’artisanat
Les – de la Bolivie
Les problèmes de communication par moment, les bus en mauvais état, la nouvelle loi sur le renouvellement de visa
Budget
Environ 1200 € (incluant le volontariat à la Senda Verde)


L'un de nos pays préférés durant ce voyage, grâce aux paysages et aux personnes rencontrées!!


mercredi 27 mai 2015

Coroico - La Senda Verde

      Le 3 mai, nous partons pour Coroico en minibus. La route est très sinueuse et pas toujours goudronnée, du coup toute la poussière entre par les fenêtres, on passe donc une bonne partie du trajet le nez dans nos écharpes!

   Le 4 mai, nous partons pour la Senda Verde pour notre volontariat avec les animaux. Nous prenons un taxi qui au bout de 15 minutes, conduit sur le côté gauche de la route. Il regarde nos têtes dans le rétroviseur et nous explique alors que nous sommes sur une partie de la route de la mort. Nous ne sommes pas rassurées mais heureusement nous ne tardons pas à arriver à la réserve.



Andy, le responsable, nous accueille et nous explique les horaires de travail, règles de vie et comportement à tenir avec les animaux, surtout avec les singes. Il nous informe sur les serpents, tarentules, chien méchant et surtout les chenilles venimeuses! Nous sommes très rassurées. Son discours n'est pas censé nous effrayer mais pour le coup, on se demande ce qu'on fait là! Nous rencontrons tous les autres volontaires, le groupe est très sympa et les gens ont l'air normaux et pas forcément habitués à travailler avec des animaux, ce que nous rassure! Une fille de notre dortoir nous explique qu'un rat vit dans le toit de notre chambre, on peut le voir à travers la grille mais il n'est pas censé pouvoir passer de l'autre côté, on a un sérieux doute... On a aussi droit aux cafards et aux draps et serviettes qui puent l'humidité à cause du climat tropical.
Pour que les singes puissent nous approcher et éliminer les parasites de notre corps qui pourraient les contaminer, nous prenons un médicament pendant 3 jours matin et soir. Pas d'effets secondaires à part notre pipi fluorescent !

     La première semaine, nous nous occupons des oiseaux: les perroquets et Sam le Toucan en cage et les Aras en liberté.
Andy nous fait faire un tour de la Senda Verde. C'est intéressant, on en apprend plus sur les animaux, il y en a plus de 400: oiseaux, tortues, caïman, singes, ours, Kinkajou, chat sauvage, coati, marmotte, Tyrus (on ne sait pas le nom en français), serpents.



Notre journée type consiste à nous lever à 7h pour assister au briefing. Nous allons ensuite nettoyer les cages: nettoyer le caca, les plateaux de nourriture et réservoirs à eau. Ensuite on leur donne à manger et là c'est l'excitation générale : ils sifflent, imitent nos rires et disent "Hola" ou "Oulala"! Le Toucan Sam est dans une cage à part car dans son habitat naturel, il mange des petits oiseaux. Ici son régime est plus strict, nous devons lui lancer la nourriture (fruits, œufs ou poulet) qu'il attrape au vol.



Nous prenons ensuite notre petit déjeuner entre volontaire. Nous sommes ensuite libre jusqu'à 12h30 pour redonner à manger à Sam. Puis nous recommençons la même routine que le matin pour nettoyer les cages et donner à manger aux oiseaux à 15h. Entre temps nous déjeunons et faisons des jeux pour les oiseaux (mandarine remplie de graines de tournesol).

On se retrouve ensuite tous pour le dîner et poursuivons par des films ou jeux de cartes avant d'aller se coucher.

Au bout de 3 jours, nous pouvons enfin approcher les singes et avons droit à nos câlins ! Trop mignon, on s'en lasse pas !

     La deuxième semaine, nous tournons entre les oiseaux, la quarantaine où se trouvent un oiseau arrivé depuis 10 jours. Les animaux en quarantaine doivent y rester 40 jours avant de retrouver les autres. Et aussi nous nous occupons des tortues, à qui nous donnons à manger et nous devons déplacer chacun d'entre elles (plus ou moins lourdes) autour de la nourriture. Il y a une centaine de tortues au total, de terre et d'eau, autant vous dire qu'on fait notre sport du mois !


     Durant ces deux semaines, nous avons des joies et des frayeurs. La porte de notre chambre a été forcé à maintes reprises par Tormenta (Tempête en français), un singe Capucin qui porte bien son nom! Elle rentre dans la chambre malgré les verrous et dévaste tout sur son passage, nous avons d'ailleurs perdu un produit anti-moustique qu'elle s'est pulvérisé sur elle-même, un clavier de téléphone qu'elle a mangé, elle a aussi mangé des cigarettes d'un employé et du maquillage d'un autre volontaire!



Nous avons chaque soir la visite du rat surnommé Ratatouille (évidemment) dans le toit, qui entre et sort par les même trous. Les même trous qui ont valu à Karlie (une volontaire anglaise), une petite douche par une nuit pluvieuse !
Nous avons aussi droit aux Aras, qui viennent devant la porte de notre chambre, essaient de nous bouffer les pieds dès qu'on essaie de passer devant eux! Dès qu'ils sont stressés, le blanc de leur tête devient rouge, autant vous dire que c'est le cas dès qu'on passe à côté!
Par temps de pluie, les singes sont surexcités et il est courant de les voir passer avec un rouleau de papier toilettes, une bouteille de Coca-Cola, des livres déchiquetés ou encore un téléphone portable (les personnes concernées ont quand même réussi à les récupérer)!



Nous sommes chacune notre tour allées voir Sasha, le chat sauvage dont la cage se trouve dans la zone des singes en liberté mais un peu plus dangereux car ils n'aiment pas les femmes. On s'en rend vite compte quand l'un deux nous saute dessus et nous tire les cheveux et mort l'oreille à Mae. Celia sera épargnée seulement parce qu'une autre femme aura droit au même sort à côté d'elle.
Nous étions aussi censées aller voir d'autres singes plus éloignés mais après cette expérience, nous nous défilons et on fait bien car Lindsay (Américaine) s'est fait mordre le bras jusqu'au sang. 


Nous avons l'immense peine de vous communiquer la mort d'un petit oiseau survenue lors de notre dernier week end de travail. Nous avons tout fait pour le sauver mais les vétérinaires n'ont rien pu faire. RIP petit oiseau.

       Le 18 mai, c’est l’heure du départ, nous faisons un dernier câlin aux singes (spéciale dédicace à Pimienta). Nous avons passé deux semaines supers enrichissantes pour nous comme pour les animaux et nous avons rencontré des volontaires supers sympas avec qui nous gardons contact. 


Nous passons par Coroico et La Paz pour nous rendre au Pérou !
Après 15 jours au même endroit, on est contentes de bouger à nouveau !! Enfin ça c’est ce qu’on pensait ! Après une nuit à La Paz, nous allons au terminal de bus pour rejoindre Copacabana. Une fois dans le bus, nous vérifions que nous avons nos papiers de sortie de territoire et là nous nous rendons compte que nous n’avons pas 3 mais seulement 2 passeports ! La réceptionniste de la veille ne nous a pas rendu le passeport après l’avoir scanné. Me voilà donc en train de sprinter jusqu’à l’auberge (qui heureusement n’est pas loin), je reviens au bus avec mon passeport mais à bout de souffle (merci l’altitude) !
Arrivées à Copacabana, nous rejoignons un deuxième bus pour nous rendre à Puno au Pérou. Et là surprise, les mineurs font grève et du coup la route est bloquée, nous sommes obligées de passer deux nuits à Copacabana ! Nous sommes ravies !

Mais c'est pas fini!!!
Arrivées à la frontière Bolivie/Pérou, alors que Mae a son tampon de sortie sans problème, les dates d'entrées sur le territoire Bolivien de Célia et moi son vérifiées. Au lieu de nous donner 90 jours de séjour touristique à notre arrivée, ils nous ont donné 30 jours à renouveler à La Paz gratuitement. Nous ne le savions pas et avons dépassé de 16 jours notre visa. Les gardes frontières nous demandent donc de payer 20 bolivianos par jour soit 320 bolivianos chacune (50 euros)!!! Bien sûr, nous avons liquidé tous nos bolivianos avant de partir pour le Pérou et il n'y a pas de distributeur sur place. On doit retourner à Copacabana et le chauffeur du bus nous annonce qu'il ne nous attendra pas!!! Nous sommes à bout de nerf, prêtes à pleurer à la prochaine réflexion et à hurler sur les gardes frontières qui n'en ont rien à faire... Heureusement, Mae, telle une héroïne, court prendre un taxi pour aller retirer de l'argent côté Pérou (sans son tampon d'entrée dans le pays). Elle revient à temps pour payer l'amende et passer enfin à la frontière Péruvienne! Heureusement nous ne sommes pas les seules et le bus est encore là. Nous reprenons ensuite la route direction Puno, contentes de quitter la Bolivie!

Petite note d'humour noir en hommage à notre petit oiseau: Petit oiseau

samedi 23 mai 2015

Sucre, La Paz et Copacabana

      Le 12 avril, nous partons pour Sucre. Dans le terminal de bus, les vendeurs de billets crient dans tous les sens « Tupiza, Villazon, Sucre », ça résonne et donne un mélange qui nous fait bien rire ! En arrivant à destination, nous allons à l’auberge Kultur Berlin connue pour toutes ses soirées mais ce soir nous resterons raisonnables, fatigués des 4 jours précédents.

      Le 13 avril, après un bon petit-déjeuner, nous montons en haut de la ville nous poser dans un bar avec une jolie vue sur l’ensemble de la ville. 
Nous nous baladons dans le mini marché artisanal à côté, avant d’aller manger au « Mercado Central ».
Nous prenons le menu pour 15 bolivianos (moins d’1,50 euros) : soupe de cacahuètes et milanaise. Je (Maë) goûte une sauce du bout du couteau et manque de mourir tellement elle est épicé ! On fait ensuite un tour dans les boutiques de la ville avant de rentrer à l’auberge !
Les jours d’après se ressemblent entre fête, repos et balades en ville.

     Le 16 avril, nous commençons notre premier jour de volontariat à la garderie Ciruelitos avec des enfants de un a 4 ans. A notre arrivée, c’est le choc : mèche au nez (pour tous les enfants), changement de couches sur le tapis de jeu sans nettoyer les fesses, elles ne les amènent pas aux toilettes mais leurs font faire pipi dans des mini pots directement dans les salles de jeux… Au moment du repas, c’est l’anarchie ! Les enfants mangent tous avec les doigts même la soupe (mais en fait les femmes qui s’en occupent aussi), il y a du riz partout même dans nos cheveux, ils se roulent par terre, se battent… On essaie de faire la technique de l’avion pour les faire manger et ils nous disent que nous sommes bourrées ! Généralement, il n’y aucune routine et règles d’hygiène. Nous partons au moment de la sieste, c’était marrant mais un peu dégueu.


     Le 17 avril, deuxième jour de volontariat, les enfants sont super contents de nous voir, on a du mal à passer la porte. Charlotte passe la matinée à coller des petites boules de papier avec les  enfants et les empêcher de manger la colle ! Célia doit organiser des affiches et moi je m’occupe du même groupe que la veille et passe la matinée à dessiner, chanter et jouer aux quilles ! Ce sera le dernier jour pour Charlotte, qui, même si elle aime les enfants, n’aime que ceux de sa famille !
Ce soir c’est soirée bolivienne et en plus la dernière soirée de nos amis Mathias et Stuart ! L'auberge a sorti le grand jeu : danseurs avec superbes costumes traditionnels et grands masques (de quoi effrayer Charlotte !) La danse nous parait difficile ça saute dans tous les sens ! On passe une super soirée à danser en boîte !

Ce week-end c’est le moment des aurevoirs, on est tristes et passons donc un week-end tranquille.

     Les trois jours qui suivent, Célia et moi retournons à la garderie. Célia se retrouve en charge de refaire toute la déco (étant donné ses talents en dessin) et moi je m’occupe toujours du même groupe de petits ! Pleins d’activités, des Tigrou, Titi et Winnie. Il est ensuite temps de partir. Les éducatrices sont tristes et nous laissent un petit mot à chacune en nous demandant de revenir dans 4 ans et d’épouser leurs fils !


     Le 23 avril, c’est notre dernière journée à Sucre et on se décide enfin à aller visiter un peu. Au programme, le Musée d’Art Indigène où nous apprenons tout sur le tissage et les musiques traditionnelles boliviennes puis un parc avec une mini tour Eiffel !
Ce soir, nous prenons un bus pour La Paz. Lorsque nous achetons nos billets au terminal, on nous demande de laisser nos bagages à l’agence. Nous sommes un peu sceptique alors nous attendons devant le bus pour être sûres que nos bagages embarquent bien. Et là surprise ! Nos sacs sont descendus du premier étage par un système de poulie manquant d’assommer les passants à la descente et de les embrocher en remontant le crochet ! Plutôt original comme méthode !
On est peu flippées de faire le trajet jusqu’à La Paz parce qu’il arrive qu’il y ait des « pirates » qui arrêtent les bus pour dépouiller les touristes. Du coup, lorsque le bus s’arrête au milieu de nulle part pour raison inconnue, nous sommes complètement flippées ! On planque même nos tablettes et passeports au cas où mais c’était une fausse alerte, on arrive saine et sauve à La Paz !

     Le 24 avril, arrivées à la Paz, nous sommes trop contentes de retrouver Mathias et  d’autres voyageurs rencontrés à Sucre ! Nous restons au Loki hostel, qui a 7 étages dont 5 avec 12 dortoirs chacun et un immense bar au dernier étage ! La vue est magnifique sur la ville et les montagnes enneigées ! Ils ont un système de bracelet à code barre relié à notre compte sur lequel nous pouvons mettre toutes nos consommations et payer à la fin. Nous nous rendons compte rapidement que ce système n’est pas à notre avantage, particulièrement après quelques verres !


Durant notre séjour à La Paz, nous visitons en long en large et en travers, les boutiques artisanales et le marché des Sorcières où nous pouvons trouver des fœtus de lama à enterrer sous la première pierre de la maison pour porter chance ou encore utilisés pour des rituels. On trouve aussi des amulettes et autres potions magiques. 


Nous empruntons aussi le téléphérique pour rejoindre le sommet de la ville où se tient un grand marché le dimanche avec des pièces de voiture, vêtements, jouets, produits cosmétiques et de tout et n’importe quoi !


     Le 28 avril, aujourd’hui nous partons à Copacabana. Nous allons de surprise en surprise durant le trajet.
Pour commencer et afin de traverser le Lac Titicaca et arriver à Copacabana, nous devons prendre un bateau. Le chauffeur de bus nous dépose sur le quai et nous dit « attendez-moi de l’autre côté, je vous rejoins avec les sacs ». Nous n’étions pas au courant de la procédure, nous voilà donc encore une fois stressées d’abandonner nos sacs de la sorte !! 20 minutes après notre traversée, nous cherchons notre bus de tous les côtés en ne sachant pas comment il arrivera à nous rejoindre et tout à coup nous le voyons à son tour traverser sur une sorte de radeau artisanal ! Encore une fois la méthode est originale !!! 


Heureuses de retrouver nos bagages, nous remontons dans le bus et c’est pas fini… Nous avons encore 1h de route qui ne sera pas de tout repos : un couple bolivien essaie de négocier le prix de son trajet avec le chauffeur, ce qui agace beaucoup deux autres boliviennes plus âgées assises au premier rang du bus. S’en suivent des insultes des deux côtés : « Vieja de puta ! » « Callate hija de puta » et autres noms d’oiseaux… Le chauffeur est même obligé de s’arrêter au bord de la route pour essayer de les calmer, au lieu de ça il se fait insulter par un autre voyageur! Nous reprenons tout de même la route dans le calme et au moment où le couple descend du bus et passe donc devant les deux boliviennes, la plus hargneuse va, à notre grande surprise, frapper  au visage la jeune fille !! Nous n’en revenons pas, s’en suivent alors 10 minutes de bagarres féminines. Les hommes essaient de les séparer à plusieurs reprises !! Le couple veut aller voir la Police mais les boliviennes ne descendront pas du bus, fières d’avoir donné leur leçon d’éducation (Imaginez les deux boliviennes plus âgées en tenue traditionnelle : tresses, chapeau et gros jupons) !

Nous allons à l’Hostel Emperador, chambre très basique mais pas chère (seulement 3 euro la nuit). La propriétaire et le réceptionniste ont l’air un peu simplet mais pas méchant. La communication semble un peu difficile mais pas à cause de la langue.

     Le 29 avril, nous faisons un tour dans la ville que l’on trouve très jolie avec sa cathédrale, ses petites boutiques et bien sûr sa vue magnifique sur le Lac Titicaca. Nous profitons du soleil et d’un almuerzo avec soupe, truite à la plancha et crêpe en dessert pour seulement 3 euro ! On se régale !



On monte ensuite au Cerro Calvario pour admirer le coucher du soleil sur le lac. La montée est rude due à  l’altitude (3808m) mais une fois au sommet, la vue est magnifique !!!

     Le 30 avril, on se lève tôt pour passer la journée à l’Isla del Sol.


Après 1h30 de bateau à bronzer sur le toit, on arrive sur le nord de l’île et commençons une randonnée de 1h30 aller-retour pour voir différentes ruines Inca. La vue sur le lac et ses plages à l’eau transparente est splendide !







On reprend ensuite le bateau pour se rendre au sud de l’île.
Il n’y a pas grand chose à voir mais le village est joli avec un immense escalier entouré de fleurs et longé par un ruisseau appelé : la Fontaine de la Jeunesse. On monte en haut du village pour observer la vue et en chemin des boliviennes en costume traditionnel vendant des souvenirs nous disent : « prend une photo… et tu me payes après ». ça nous fait rire et elles aussi mais ça ne nous donne pas envie d’acheter !


En rentrant on tente de réserver une nuit dans la même auberge que nous pour 3 voyageuses rencontrées à Sucre mais les problèmes de communication persistent.
Et c’est pas fini ! On va manger dans un resto, au menu : soupe, truite et au grand bonheur de Charlotte, bananes au chocolat ! Après avoir difficilement commandé les menus. 10 minutes de profonde réflexion du serveur  pour prendre note de 3 menus du jour avec 3 truites (oui comprises dans le menu et pas en supplément !) Mae n’étant pas fan des bananes au chocolat, elle demande au serveur (toujours en train de se battre avec son carnet de commandes) si elle peut échanger ses bananes contre un autre dessert. Il n’a d’abord pas l’air de comprendre, puis on a l’impression de lui poser une colle. C’est finalement sa collègue qui nous répond avec un air sceptique qu’elle peut l’échanger contre de la papaye. Pas plus fan de la papaye, Mae décide de garder  son dessert. Plus tard, elle demande si elle pourrait avoir un thé à la place. Le serveur à l’air aussi perdu qu’à la première question. Après un aller-retour furtif en cuisine, il finit par lui dire que oui. Un moment après, Mae a enfin son thé mais pas de traces de bananes au chocolat… La patience n’étant pas notre fort, nous nous demandons s’ils n’ont pas un problème de consanguinité à Copacabana…  On leur demande alors où sont passés nos desserts et ils nous répondent qu’il n’y en a pas. Incompréhension totale ! Nous sommes prises d’un doute lorsque nous voyons les 3 serveurs regarder la pancarte à l’extérieur. Charlotte  va alors vérifier, et après 3 tours de pancarte, elle revient honteuse et morte de rire : les bananes sont sur la pancarte du restaurant voisin !!!! Vous avez bien compris, nous échangeons depuis 1h des bananes au chocolat qui n’ont jamais été sur le menu. Nous pleurons de rire et ne nous arrêtons pas lorsqu’ils finissent par nous amener des bananes avec un gros doute de savoir si Mae en veut ou pas. Qui sont les plus timbrés : nous avec nos bananes qui n’existent pas ou eux qui nous l’échangent contre de la papaye ??
On en pleure encore de rire en allant se coucher !

     Le 1er mai, nous avons prévu de faire une marche de 3-4 heures pour aller à Yampupata mais il pleut. Du coup nous demandons à l'agence avec qui nous avons réservé le taxi retour, de faire l'entière balade en voiture. Grosse déception, la balade n'a rien d'exceptionnel et le conducteur ne connaît absolument rien de l'île ! Merci le Lonely Planet !


De retour à Copacabana, c'est la fête partout pour le 1er mai. Il y a une parade avec pleins de costumes traditionnels magnifiques !
Ce soir nous retournons à La Paz où nous retrouvons  une fois de plus Mathias!

     Le 2 mai, on passe la journée à manger et nous balader et ce soir pour notre dernière soirée avec Mathias, nous décidons d'aller dans un restaurant français "La Comédie". On choisit 3 magrets de canard sauce thym-miel avec purée de pommes de terre et ratatouille et Maë prend les cuisses de canard confites avec purée de patates douces. Tout cela accompagné par du bon vin et en dessert tarte tatin, crème brûlée et plateau de fromage. Après 4 mois de voyage, on ne pouvait rêver mieux !!
Nous avons passé une super soirée, le lendemain nous disons une énième fois au revoir à Mathias, chaque fois plus triste que la précédente. Aujourd'hui nous partons à Coroico.

Mettez vous dans l'ambiance en écoutant un peu de cumbia Bolivienne! Veneno - Todo cambió